L’alcôve

Sous l’alcôve, entre tes bras, toi endormi,
Guette tes soupirs, vers un ailleurs où tu oublies.
Dans un frôlement, et puis silence, touche mon ventre,
Effeuillement, effleurement, doucement te glisse dans mon antre.

Le long des joues, dans un sillon à l’écoute d’Henryk,
Imprégnés de ses notes, pureté du moment quasi magique,
Emue me prostre le long de toi, battement de cil,
Se croisent les mains, instant gracile.

Sous les pierres, cherche ce qui fourmille,
Dans les bocaux, microcosme de vie frétille.
Dans la nature, inhalation d’odeurs inconnues,
Me cueille, ce qui sauvage, est si menu.<
Lueur des flammes, fraîcheur du soir, nuit tombante,
Tentative de sérieux, sur tes genoux, indolente.
Culinaire préparation, en attendant de retrouver,
Dans ta couche, mélange de cellules. Extasiés.





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