Le Choix de ta chair
Ma main contourne ton cou
Afin de se poser sur ta nuque
Ta queue de cheval dessous
Laissant glisser ton foulard de soie
Le long de ta colonne en émoi
Je t’en conjure, chère concubine, laisse-moi le choix de ta chair
Eunuque,
Je ne suis guère
Puis ma main fait demi-tour
Afin de se placer à l’entrée de ton chemisier
Sur ton coeur de velours
Laissant sauter tes deux jolis boutons
D’une légère pression.
Je t’en confesse, chère concubine, l’effet du choix de ta chair
Emasculé,
Je ne suis guère.
En un tour de main
Afin d’encenser tes contours si doux
Je te découvre de tes dessous
Laissant couvrir de ton parfum
Mes sens à fleurs de peau
Je te confirme, chère concubine, l’effet sur mon coeur, du choix de ta chair
Escroc
Je ne suis guère
Alors ma main se détourne de ton être
Afin d’enchérir l’essence de nos envies à naître
Je la remplace par un regard
Laissant le temps d’un double accord
De nos simples corps
Consens-tu, chère concubine, le choix de ta chair
Avare
Je ne suis guère
En un éclair, descente de ta fermeture bruissante
Afin de jouir de l’excès de ton indécence ravissante
J’ôte ce démon de pantalon de fer
Laissant au sein de ta culotte, les degrés de l’enfer
Raviver le fond de mes pensées
Condamnes-tu, chère concubine, sur ton coeur en fraîcheur, le choix de ta chair ?
Asexué
Je ne suis guère
Avec tact, mes mains pleines de vie
Afin de pénétrer tes abîmes sous tes reins
Déroulent ton tissu orphelin
Laissant pointer tes rondes symétries
Vers ma ligne directrice
En es tu convaincue, chère concubine, de l’effet sur mon corps en chaleur, du choix de ta chair ?
Factice
Tu n’es guère.
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